arrive un temps où l'on mesure
ce qui reste à courir
à la recherche d'un soi-même

un orage d'hiver
cumule en noir et blanc
il divise le froid
fait claquer ses grêlons

revient ce temps ce temps qui passe
aux miroirs aux écueils
où tout silence est noyé d'encre

l'on se trouve et retrouve
la chaleur un orage
dissipe l'idée fixe
joue l'effusion du corps

la racine affleure et rampante
voudrait rompre le temps
ce temps qui vient ourler une ombre


Philippe Jones

Extrait de Le jour venant